Logo Zeneli
Un artisan menuisier fait une pause, assis sur son établi

Indépendants et entreprises

Arrêts de travail : 31 jours maximum à la première prescription depuis le 1er septembre 2026, ce que cela change pour les salariés et les indépendants

Depuis le 1er septembre 2026, les arrêts de travail sont plafonnés à 31 jours à la première prescription. Ce que prévoit le décret, ce qui ne change pas pour l'indemnisation, et pourquoi les indépendants doivent regarder leur prévoyance.

Par Yanise, COO & Co-fondateurPublié le · 9 min de lecture

Depuis le 1er septembre 2026, le décret n° 2026-498 instaure un nouveau cadre qui limite désormais la durée de votre première prescription médicale à seulement 31 jours. Cette évolution réglementaire risque de surprendre de nombreux assurés qui se retrouvent soudainement confrontés à une gestion administrative plus rigoureuse de leur convalescence.

Alors que les modalités de renouvellement se durcissent également, cet article détaille les conséquences concrètes de la durée maximale d'un arrêt de travail depuis le 1er septembre 2026 afin de vous aider à sécuriser votre maintien de revenus. Nous allons faire le point sur les exceptions médicales prévues et les solutions de prévoyance nécessaires pour pallier ces nouveaux plafonds.

Quel est le nouveau plafond de 31 jours applicable depuis le 1er septembre 2026 ?

Depuis le 1er septembre 2026, le décret n° 2026-498 limite la prescription initiale d'arrêt de travail à 31 jours et chaque prolongation à 62 jours. Cette réforme encadre strictement les arrêts prescrits par les médecins, dentistes et sages-femmes, s'appuyant sur des fondements juridiques précis.

Le cadre légal du décret n° 2026-498 et son application immédiate

Les articles L162-4-1 et R162-1-7-1 du code de la sécurité sociale encadrent désormais vos arrêts, suite à l'entrée en vigueur de cette réforme majeure au 1er septembre 2026.

Cette réglementation concerne tous vos praticiens sans distinction de spécialité, qu'il s'agisse de vos médecins, de vos chirurgiens-dentistes ou encore de vos sages-femmes habituelles.

SituationAvant le 01/09/2026Depuis le 01/09/2026Responsable du paiement
Prescription initialeLibreLimitée à 31 joursCPAM
Prolongation simpleLibreLimitée à 62 joursCPAM
Arrêt ou premier renouvellement en téléconsultation3 jours (règle de 2024)3 joursCPAM
Délai de carence3 jours3 joursCPAM

Les exceptions médicales autorisant un dépassement des durées réglementaires

Sachez qu'une dérogation demeure possible si votre état de santé le justifie réellement, car votre médecin conserve une marge de manœuvre nécessaire pour vos pathologies lourdes.

Pour valider un dépassement de la durée standard, le praticien s'appuie alors sur les recommandations de la Haute Autorité de santé, qui servent de base médicale de référence.

Note importante

Le plafonnement de la durée des arrêts de travail ne s'applique pas au territoire de Mayotte selon le décret actuel.

Comment s'articulent les prolongations et les contrôles médicaux dans ce nouveau cadre ?

Mais au-delà de la première prescription, le mécanisme des renouvellements subit lui aussi un encadrement rigoureux pour éviter les dérives.

Les règles de renouvellement limitées à 62 jours par période

Le législateur impose un plafond de 62 jours pour chaque prolongation d'arrêt. Ce verrou garantit un suivi médical régulier, essentiel à votre bon rétablissement.

Seuls le prescripteur initial ou votre médecin traitant peuvent valider ces suites. Ils assurent ainsi la cohérence thérapeutique de votre dossier médical.

Le décret n° 2026-499 permet de solliciter le contrôle médical après trois mois de renouvellement. Cette mesure renforce la coordination entre le soin et l'Assurance Maladie.

Type d'arrêt (dès 2026)Durée maximaleIndemnisation
Initiale31 joursCPAM
Prolongation62 joursCPAM

Les restrictions strictes concernant les arrêts prescrits à distance

En téléconsultation, l'arrêt initial ou son premier renouvellement ne peut excéder trois jours. Cette limite prévient les usages abusifs des soins réalisés intégralement à distance.

Le médecin traitant ou la sage-femme référente conservent la liberté de prescrire au-delà de ce seuil. Le respect de ces règles conditionne votre indemnisation.

  • Plafond initial : 31 jours maximum.

  • Indépendants : IJ plafonnées à 65,84 € en 2026.

Sur ce point, notre page prévoyance des indépendants détaille la marche à suivre.

Quels changements concrets subissez-vous sur vos indemnités journalières ?

Bref, si les durées changent, les modalités de calcul financier restent un socle stable qu'il convient de maîtriser pour anticiper votre budget.

Le maintien du délai de carence et le calcul des revenus de remplacement

Le délai de carence de trois jours demeure inchangé pour vos arrêts maladie. Cette période reste non indemnisée par l'Assurance maladie pour les salariés et indépendants.

Pour vous, libéraux, l'indemnité journalière correspond à 1/730e du revenu annuel moyen des trois dernières années civiles. Ce calcul définit précisément votre niveau de protection sociale.

Sachez enfin que ces revenus sont soumis aux prélèvements sociaux. Ils intègrent également votre assiette fiscale pour le calcul de l'impôt sur le revenu.

Chiffres clés

  • Carence : 3 jours

  • Professions libérales : 197,51 € par jour au plus

Le plafond de 65,84 euros par jour pour les artisans, commerçants et micro-entrepreneurs

Le plafond de 65,84 euros par jour constitue une référence importante en 2026. Ce montant est le maximum versé par la Sécurité sociale aux artisans, commerçants et micro-entrepreneurs ; les professions libérales relèvent d'un plafond distinct, égal à 1/730e de trois plafonds annuels de la Sécurité sociale, soit 197,51 € par jour en 2026.

Pour ouvrir droit aux prestations, vous devez justifier de 12 mois d'affiliation continue. Cette condition est impérative lors de la constatation médicale de l'incapacité.

Pour approfondir, la page auto-entrepreneurs sans revenu de remplacement reprend les règles utiles.

Quels points essentiels devez-vous vérifier pour sécuriser votre protection sociale ?

Ainsi, face à ces plafonds et ces durées contraintes, la question de votre couverture personnelle devient le véritable enjeu de votre sécurité.

L'articulation entre le régime obligatoire et le contrat de prévoyance

Une prévoyance complémentaire est nécessaire pour maintenir votre niveau de vie. Ce contrat privé compense la perte de revenus non couverte par le régime obligatoire.

Les professions libérales sont indemnisées 87 jours sur une période de 90 jours consécutifs ; au-delà, le régime invalidité de leur caisse de retraite prend le relais. Ce mécanisme assure la continuité de vos ressources lors des arrêts de longue durée.

Veuillez transmettre ces documents à la CPAM sous 48 heures :

  • Avis d'arrêt de travail (volets 1 et 2).

  • Attestation de salaire éventuelle.

La vérification des garanties face aux nouveaux plafonds de prescription

Relisez attentivement vos clauses de franchises. Vérifiez si les délais du contrat privé s'alignent sur les nouvelles réalités législatives de 2026.

Être à jour de vos cotisations sociales est une condition sine qua non. C'est impératif pour percevoir vos droits en cas d'incapacité de travail.

Votre courtier à Valenciennes vous aide à naviguer entre les décrets. L'expert ajuste vos garanties de prévoyance pour éviter toute carence de protection financière.

Le décret de juin 2026 encadre désormais la durée maximale de l'arrêt de travail au 1er septembre 2026, limitant la prescription initiale à 31 jours et les prolongations à 62 jours. Cette réforme renforce votre suivi médical régulier, alors qu'une prévoyance adaptée sécurisera durablement vos revenus face aux plafonds de la Sécurité sociale.

Le sujet est développé dans notre page contrats collectifs santé et prévoyance.

Questions fréquentes

Quelle est la durée maximale autorisée pour un premier arrêt de travail depuis le 1er septembre 2026 ?

Depuis l'entrée en vigueur du décret n° 2026-498 le 1er septembre 2026, la durée d'une première prescription d'arrêt de travail est désormais plafonnée à 31 jours, alors que chaque prolongation successive ne peut excéder 62 jours. Cette mesure réglementaire, qui s'applique aux prescriptions effectuées par les médecins, les chirurgiens-dentistes ou les sages-femmes, vise à instaurer un suivi médical plus régulier des patients, bien que des exceptions restent possibles si votre état de santé spécifique justifie médicalement un dépassement de ces limites.

Quelles sont les conditions pour prolonger un arrêt maladie par téléconsultation selon le cadre légal ?

La prorogation d'un arrêt de travail à distance est tout à fait envisageable, à condition de respecter les dispositions strictes du code de la santé publique qui encadrent la pratique de la télémédecine. Il convient toutefois de noter que si le praticien consulté n'est pas votre médecin traitant habituel ou votre sage-femme référente, la durée de cette prolongation sera limitée à un maximum de 3 jours seulement, afin de garantir la sécurité et la pertinence du suivi clinique effectué hors présence physique.

Quelles formalités dois-je accomplir pour garantir le maintien de mes indemnités journalières lors d'une prolongation ?

Pour assurer la continuité de vos revenus de remplacement, il est impératif de transmettre les volets 1 et 2 de votre avis d'arrêt à votre Caisse Primaire d'Assurance Maladie, ainsi que le volet 3 à votre employeur, dans un délai rigoureux de 48 heures. Vous devez veiller à ce que votre médecin coche explicitement la case dédiée à la prolongation sur le formulaire Cerfa, car toute rupture dans la continuité administrative de votre dossier pourrait déclencher l'application d'un nouveau délai de carence de trois jours.

Comment sont calculées les indemnités journalières pour un travailleur indépendant en 2026 ?

Le montant de votre indemnité journalière est déterminé en fonction de la moyenne de vos revenus cotisés sur les trois dernières années civiles, avec un plafond de versement fixé à 65,84 euros par jour pour les artisans, commerçants et micro-entrepreneurs en 2026 (les professions libérales relèvent d'un plafond distinct). Étant donné que ces prestations de la sécurité sociale sont soumises aux prélèvements sociaux ainsi qu'à l'impôt sur le revenu, la souscription d'un contrat de prévoyance complémentaire s'avère souvent nécessaire pour maintenir votre niveau de vie habituel en cas d'arrêt prolongé.

Existe-t-il des exceptions permettant de dépasser les plafonds de durée de 31 et 62 jours ?

Effectivement, le législateur a prévu que le médecin conserve sa liberté de prescription si la pathologie du patient ou la lourdeur de son traitement le nécessitent, en s'appuyant notamment sur les recommandations de la Haute Autorité de santé. Par ailleurs, il est intéressant de préciser que ces nouvelles restrictions de durée ne s'appliquent pas sur le territoire de Mayotte, qui reste régi par des dispositions spécifiques en dehors du cadre fixé par le décret de juin 2026.

Pour aller plus loin

Pour faire le point sur votre couverture professionnelle, notre guide de la mutuelle TNS présente les critères à examiner.

Sources

Des contrats à examiner sur ce sujet

Sélection éditoriale, sans classement ni recommandation : les garanties dépendent de votre contrat et de votre situation.

Vous pouvez comparer les mutuelles ou consulter nos partenaires pour examiner les contrats disponibles.

Partager cet article

Prêt à comparer ?

Trouvez la mutuelle qui vous correspond en 3 minutes.

Gratuit et sans engagement. Et si vous préférez en parler d'abord, un conseiller local vous rappelle.

La mascotte Zeneli vous fait un clin d'œil